Les éphémères, poème
J’ai connu,
autrefois,
dans cet
appartement au bord de la rivière,
un spectacle
étonnant :
des
centaines de papillons collés
sur le verre
de nos fenêtres.
Aux
premières lueurs de l’aube éclos
ils
sombraient le soir dans le noir des flots
Corps blancs
Ailes
translucides
Indolents
Mourant
avant même de naître
C’était à la
fin de l’été
C’était une
saison particulière
-un
septembre vieux de vingt années -
La saison
des éphémères
Corps blanc
Etre
translucide
Indolente
Amante vouée
à disparaître
Il me
semble, à moi,
que tu fais partie de cette faune-là.


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