Chronique : Ariel, Sylvia Plath
Lire Pourquoi pas la vie de Coline Pierré (voir chronique précédente) ma fait me souvenir que j'avais ce recueil de Sylvia Plath dans ma bibliothèque (plutôt dans mes piles attendant une bibliothèque).
Ma mère me l'a offert quand j'étais jeune femme et la première fois que je l'ai lu, je n'ai rien compris. Je l'ai trouvé opaque, complexe, loin de moi. J'avais peut être une vingtaine d'années.
J'étais curieuse donc de reprendre cette lecture à l'aune des louanges de @colinepierre , vingt ans plus tard.
Or, visiblement, il fallait bien ces vingt années supplémentaires de vécu de femme pour mieux appréhender cette poésie.
Chant du matin, le poème d'ouverture, me va droit au cœur :
Toute la nuit ton souffle de papillon
Vibre au milieu des roses toutes roses. Je m'éveille
et j'écoute :
Un océan lointain roule dans mon oreille ".
En savoir un peu plus sur la biographie de la poétesse m'a permis de mieux saisir le sens de certains vers, ses tentatives de suicide, sa colère vis à vis des hommes :
"Voici une main
Pour la remplir, une main qui ne demande
Qu'à préparer le thé, soigner la migraine,
Faire tout ce que vous voudrez.
Voulez-vous l'épouser ?
C'est garanti à vie" (Le candidat).
Cependant, beaucoup de poèmes me résistent encore, trop obscurs, j'ai même eu l'impression qu'elle puisait son inspiration dans ses cauchemars. A défaut d'en comprendre précisément les thèmes j'en ai apprécié la plume....
"Et la langue, saphir de cendre".
"Je deviens l'écume des blés".
"Rouge, le chaudron de l'aurore".
Donc... rendez vous dans vingt ans ?



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