Chronique : Blackwater, tome 1, La crue, Michael Mc Dowell
*** Blackwater tome 1: La crue ***
Michael McDowell
Il a plu sur Perdido. Tellement que les rues se sont transformées en fleuve ; lors de l'une de leurs traversées de contrôle, Oscar Caskey et son serviteur, Bradley, découvrent une femme seule, échouée dans une chambre de l'hôtel de la ville. Intrigués, ils l'emmènent avec eux : c'est le début d'une aventure aussi étrange que palpitante.
Nous sommes aux Etats Unis, Alabama, début de vingtième siècle, et l'atmosphère moite se plie à souhait à l'intrigue légèrement fantastique du roman. Une influence surnaturelle qui infuse doucement au cours de l'intrigue, à mesure que cette femme énigmatique s'infiltre dans l'univers de la famille Caskey.
Qui est cette femme qui prétend être venue pour un poste d'enseignante alors que la précédente n'est pas encore partie ? Que désire-t-elle? Quels liens mystérieux la nouent à la rivière qui a englouti la ville ?
Moi qui n'apprécie pas trop ce genre en général j'ai été conquise. L'auteur réussit un parfait équilibre entre réalisme et merveilleux. Surtout, il y a un humour dingue dans cette saga, un regard sans concession sur les névroses familiales, entre une mère complètement castratrice et un héritier un peu nigaud, une sœur soumise et impuissante....Elinor va mettre un grand coup de pied dans ce nid de vipères, et on va tour à tour ricaner, frissonner, s'étonner. Et s'extasier devant un sacré style...
" Désormais, s'étendait à perte de vue un magma fangeux de planches, de branches d'arbres et de carcasses d'animaux".
Le genre de romans qui vous fait renouer avec le plaisir originel du récit : hyper bien ficelé. Talent, identité, perspicacité et justesse de ton, tout est validé !


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