Chronique : L'affaire Alaska Sanders, Joël Dicker

 


*** L'affaire Alaska Sanders ***
Joël Dicker
Where is my mind
J'ai tout lu de Joël Dicker - tout sauf son tout premier roman. Et franchement, même si je comprends que certain.e.s puissent être refroidi.e.s par la construction parfois alambiquée de ses intrigues, j'ai globalement tout aimé. Tout, à part L'énigme de la chambre 622, qui dressait vraiment un univers de carton-pâte. Autant dire que j'entrais dans celui-ci à reculons.... Hé bien mon mari a bien fait de me l'offrir celui-là, car j'ai vraiment passé un très bon moment de lecture !
J'ai retrouvé le plaisir du page -turner, celui qui vous empêche de dormir le soir parce qu'allez, encore juste un chapitre, et qui vous réveille le matin histoire de découvrir si oui ou non Alaska était impliquée dans quelque chose de chelou. Bref, un grand oui pour moi (sauf pour les innombrables grosses coquilles du texte, à ce niveau là c'est de l'amateurisme).
Dans ce roman Dicker reprend son double, Marcus Goldmann. Le temps de la narration se situe en 2010, mais comme d'habitude chez l'écrivain suisse on navigue entre de multiples strates temporelles, avec de nombreux flashbacks, et même prolepses puisque Goldmann ne cesse de faire allusion à ses romans futurs, tel Le livre des Baltimore.
Cette fois ci encore, il s'agit de réouvrir une enquête prétendument résolue, la disparition d'une jeune fille très appréciée et séduisante (la mort des filles moches n'intéresse personne) sur la côte est des USA. Goldmann retrouve le policier Gahalawood, qui l'avait aidé pour l'affaire Harry Québert. En parallèle on accompagne l'écrivain à succès dans ses errances littéraires et amoureuses. Fausses pistes, coups de théâtre, on se régale niveau intrigue. Les personnages sont crédibles, l'histoire est haletante, les dialogues efficaces et parfois très drôles.
Un très bon polar que j'ai avalé avec gourmandise !



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