Chronique : a l'Est d'Eden, John Steinbeck

 


À L'Est d'Eden

John Steinbeck
Roman culte
****attention****
Vous ne trouverez aucune once d'objectivité dans cette chronique
J'ai découvert À l'Est d'Eden pendant mon adolescence, j'avais déjà lu Des souris et des hommes grâce au lycée, j'aimais bien Steinbeck, j'ai vu cet autre bouquin dans la bibliothèque familiale, je me suis lancée, malgré le nombre de pages et la typographie minuscule (on n'a peur de rien quand on a 17 ans). Et j'ai bien fait, parce que cette lecture m'a marquée à VIE. Je l'ai relu régulièrement depuis, à des moments charnières.
Dans cette saga américaine, Steinbeck se charge de peindre plusieurs générations d'une même famille de fermiers en Californie. Nous sommes du côté de la Salinas, une vallée chère à l'auteur puisqu'elle le vit naître. Cette histoire c'est l'histoire des Trask et des Hamilton, c'est l'histoire des pionniers américains, c'est l'histoire des travailleurs de la terre aussi prodigue que sèche selon les saisons, c'est l'histoire du bien et du mal si l'on veut être fainéant, c'est surtout une défense acharnée du Libre Arbitre.
C'est l'histoire de Cathy, une femme et une mère mal aimante, de son mari Adam qui souhaite plus que tout transmettre la bonté à ses fils, Adam, aussi tempéré que son frère Charles est fougueux.
Ce roman est pétri de références religieuses (mais qui ne m'ont pas dérangée moi l'agnostique) ; il est surtout pétri d'humanisme et d'humilité, de fascination face à la beauté, la nature, face au cœur humain.
Pour les connaisseurs je ne dirai qu'un mot qui fait l'essence de ce roman monumental : Timshel.
Pour les autres, je vous recommande juste chaudement de le découvrir. Vous allez voir. Vous allez voir ce que vous allez lire. Du pur talent.


Commentaires

Articles les plus consultés