Chronique : L'été de la sorcière, Nashiki Kaho

 


* * * L'été de la sorcière * * *
Nashiki Kaho
Magie douce
J'ignore si c'est un hasard, mais L'été de la sorcière est ma deuxième lecture japonaise et j'y ai retrouvé la même délicatesse, la même subtilité dans les situations et les descriptions des émotions des personnages... Vous ne trouverez dans ce texte ni rebondissement rocambolesque, ni créature effrayante, mais une histoire simple avec des êtres on ne peut plus humains.
Il n'y a tellement pas d'effet de suspense que dès le début, "l'intrigue" est pliée : la jeune Mai et sa mère roulent à vive allure en direction des montagnes ; la grand mère de Mai est décédée.
Deux ans plus tôt la jeune fille avait séjourné chez elle, le temps d'un été, car elle traversait une période de phobie scolaire. L'essentiel du roman relate cette période où cette mamie particulière a transmis à sa petite fille inadaptée ses savoirs de sorcière. Des savoirs bien simples en vérité qui disent tous la primauté du rapport à la nature : aller ramasser les œufs du poulailler, connaître le nom de fleurs, se créer un espace sacré et un emploi du temps adapté à ses propres besoins et capacités. De petites choses qui n'ont rien de fantastiques mais qui réussissent à rééquilibrer Mai.
Ce livre possède un charme certain et j'ai beaucoup beaucoup apprécié la douce entente entre la grand mère et petite fille. J'ai aimé la simplicité du propos et les références à la force morale et au monde des esprits (de manière suggestive). Par contre j'ai été moins convaincue par les chapitres ajoutés (visiblement récemment) après ce récit du fameux été. J'ai trouvé que ça n'apportait rien, à part quelques pages de plus (le roman est court).
Je garde toutefois un souvenir bien agréable de cette lecture, qui sied parfaitement aux soirées d'été...

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