Poème : Le jardin
Le jardin
Que le cheval est mort
Ce grand tronc puissant
On s’y assied et on y dort
Devant mes yeux d’enfant
Je n’aime pas ce cratère
Ni ces plantes en quinconce
Au milieu de la poussière
Je renonce
Et je hais cette Aurore
Qui me rit et qui me ment
Il n’y a aucun corps
Rien qu’un grand tronc blanc
Je réclame mon frère
Sous les branches qui froncent
Il raidit ses deux poings fiers
Et l’on fonce
On court encore et encore
Sur le chemin luisant
Tout cela est mort
Tout cela est vieux maintenant.



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